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Poésie Rouge

Georges Bataille NSFW

L’opium du peuple dans le monde actuel n’est peut-être pas tant la religion que l’ennemi accepté… Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d’issue à l’ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.

Nobuyoshi Araki, bondage kinbaku-bi


Tu es belle comme on tue
Le coeur démesuré j’étouffe
Ton ventre est nu comme la nuit

Ma putain
Mon coeur
Je t’aime comme on chie

Trempe ton cul dans l’orage
Entouré d’éclairs
C’est la foudre qui te baise

Un fou brame dans la nuit
qui bande comme un cerf
Ô mort je suis ce cerf
Que dévorent les chiens
La mort éjacule en sang

— Mademoiselle Mon Coeur

Voir aussi l’album L’Or d’Eros d’Arthur H et Nicolas Repac.

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Poésie Rouge

La piccola stalla

Poème impudique adapté de l’italien.

La Petite Étable

Chaque jour sur toi je veille
Tu es ma fierté

Le domaine est comme tu me l’avais demandé
Avec tes deux grands yeux ton silence de bête
Rompu par un long souffle et un mugissement

Tu me rassasies

Du reste la mienne est une petite étable
Je ne t’ai pas choisie parmi les autres bêtes
Pour fonder une ferme
Je te tire le lait
À toi seule mon amour seule goutte chacune

Plus précieuse que l’or

Ma joie quand je te sens si belle et vigoureuse
Ta joie lorsque tu sens mes expertes caresses

Ces satisfactions

Récompensent la peine de t’avoir élevée
Je te guide à l’alpage les jours ensoleillés
Ces étendues ces heures pour nous uniquement

Miennes et Tiennes

Ivre de volupté tu les voudrais toujours
Et ces exhalaisons je sais tu les adores
Tu voudrais les humer de ton doux mufle encore
Mais les années ma chère commencent à te marquer
Et il est mon devoir de brider tes ardeurs
Bref je dois m’assurer que jamais tu ne sois
Au retour à l’étable ou cuite ou épuisée

Pour ta si fière allure en fin de compte encore
Rends grâce aussi à ton affectueux mari
Chance que je t’aie épousée Federica
N’aurais tu pas été mon adorable vache
Sur tous les tons c’aurait été la boucherie

— Halo-in-reverse, FL

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Fetishism Poésie Rouge

Femmes puissantes

Erika Jayne, Brooke Candy (left to right)

Drip, from Brooke Candy‘s SEXORCISM album. Kinky.

Pussy lunch, strip club buffet
If he don’t spend, I’m M.I.A1
Pay my rent, throw it on my face
Big Mac pussy and a ass soufflé
Call an ambulance, this pussy’s lethal
Call the police, this pussy’s illegal
Pussy on a watch list, CIA
Married to the money, keep my maiden name, hey

Uh, Brooke, you drippin’, drippin’, drippin’, drippin’
Uh, EJ, drippin’, drippin’, drippin’, drippin’
Uh, gonna sip it, sip it, sip it, sip it
Uh, yeah

Pussy drip, d-drip, d-drip, droplet
Pussy sweet, so sweetie like chocolate
Pussy drip, pussy po-po-po-poppin’
Pussy drip, d-drip, d-drip, droplet
Pussy drip, d-drip, d-drip, droplet
Pussy sweet, so sweetie like chocolate
Pussy drip, pussy po-po-po-poppin’
Pussy drip, d-drip, d-drip, droplet

Pussy plush, teddy bear soft
Pussy kush, roll it up raw (Uh)
Post Malone, pussy a rock star
Pussy wet, cuffed in a cop car (Uh)
Pussy sick, pussy need a doctor
Pussy perform, pussy needs an Oscar (Uh)
Undefeated, pussy is a boxer
If you want respect, daddy, eat the box first

Brooke Candy and Erika Jayne
So tasty, mmm, yeah


Incidentally, this reminds me of the censored version of Lords of Acid Voodoo-U album cover, including track Drink My Honey.

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Poésie

BR 2049

Art by pixel404


And blood-black nothingness began to spin

A system of cells interlinked within

Cells interlinked within cells interlinked

Within one stem. And dreadfully distinct

Against the dark, a tall white fountain played.

— Vladimir Nobokov, Pale Fire

— Also ending of Blade Runner 2049, as per Hampton Fancher and Michael Green screenplay, page 107. Did not make it to the theatrical release, though.

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Friandises Poésie

Ce que nous sommes

We are such stuff
        Nous sommes l’étoffe
As dreams are made on; and our little life
        dont sont faits les rêves ; et nos petites vies
Is rounded with a sleep.
        sont bordées de sommeil.
— Prospero, The Tempest, William Shakespeare


Wir sind eine Masse, die jede Form annimmt, in die sie auf die eine oder die andere Weise hineingerät!
        Nous sommes une matière qui épouse toujours la forme du premier monde venu !
— Ulrich, Der Mann ohne Eigenschaften, Robert Musil

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La vie Poésie

La Boxeuse Amoureuse

La boxeuse amoureuse, Arthur H

Avec les corps magnifiques de Marie-Agnès Gillot et Roschdy Zem.

Regardez-la danser
Quand elle s’approche du ring
La boxeuse amoureuse
La boxeuse amoureuse

Sur ses gants dorés
Des traces de sang
De larmes et de sueur
Et de sang et de sang

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

Boum-boum, les uppercuts
Percutent son visage
Mais jamais elle ne cesse
De danser, de danser

Tomber ce n’est rien
Puisqu’elle se relève
Un sourire sur les lèvres
Un sourire sur les lèvres

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse



L’Ivresse des hauteurs
, Arthur H & Jean-Louis Trintignant

Nous sommes partis dans la forêt, là haut, où ça grimpe
Guidés dans un sentier de lumière par les oiseaux, et par le vent
On a découvert une clairière à flanc de colline, face au soleil
On s’est allongé dans l’herbe on a fermé les yeux mais juste avant de s’endormir
Elles sont apparues Des femmes, dansantes, blanches, des étincelles, vives, nombreuses,
Un enchantement manifeste, un délire certain

Je respirais l’ambre de leur parfum, je ne pouvais pas les toucher
On ne pouvait pas non plus leur faire l’amour, même si on en avait très envie
On les regardait tournoyer autour de nous
On avait comme perdu la raison
Pourtant on avait rien bu
Peut-être l’ivresse des hauteurs
Le vertige du printemps

Tu savais que beaucoup de femmes ont une âme de guérisseuse
Elles ont posé les mains sur nous
On a tout de suite senti une chaleur se répandre dans tout le corps
Un courant d’énergie pure agissait à l’intérieur
Ce qui était tordu de redressait
Ce qui était obscurci s’éclaircissait
Ce qui était cadenassé se déverrouillait

Après, tout a changé
On était vifs, légers, ouverts, lumineux
Alors, elles ont commencé à nous parler
C’était en quelque sorte toutes les femmes qu’on avait aimées
Mère, fille, amante, légitime, illégitime, sœur, amie, grand-mère, arrière grand-mère
C’était l’heure des secrets, des solitudes, des abandons
Regrets, absences, trahisons
Mais aussi des joies, des fous rires, des extases et de l’amour absolu

Après cette confession étrange
Le silence nous a pris
On était abasourdi, détruit
Mais aussi soulagé, neuf, vivant, solide, limpide
C’était l’heure de partir
La nuit tombe vite et on avait un peu de marche
On a embrassé virtuellement
Toutes nos femmes merveilleuses
L’atmosphère était saturée de plaisir
Elles ont virevolté une dernière fois autour de nous
Et elles ont disparu

On est rentré d’un bon pas avec cette joie féroce dans le ventre
Une envie de tout dévorer
Fallait pas nous chercher

Arrivés au village les gens nous ont souri
Ca leur faisait du bien de voir deux gars redescendre de la montage complètement illuminés
On s’est regardé, on a rigolé doucement et sans dire un mot
On est parti chacun de notre côté
Il y avait tout à faire, à rêver, à construire
Mais maintenant c’était plus facile
Elles étaient là avec nous.


La marche à l’amour, D. Mille, J.-L. Trintignan, G. Miron

Tu as les yeux pers des champs de rosée
tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière
la douceur du fond des brises au mois de mai
dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif

moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir
la tête en bas comme un bison dans son destin
la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou
pour la conjuration de mes manitous maléfiques

avec cette tache errante de chevreuil que tu as
tu viendras toute ensoleillée d’existence
la bouche envahie par la fraîcheur des herbes
le corps mûri par les jardins oubliés
où tes seins sont devenus des envoûtements

tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras
où tu changes comme les saisons

je te prendrai marcheur d’haleine
à bouts de misère et à bout de démesures
je veux te faire aimer la vie
je finirai bien par te rencontrer quelque part
bon dieu !

et contre tout ce qui m’est absent et douloureux
par le mince regard qui me reste au fond du froid
j’affirme ô mon amour que tu existes

nouveau venu de l’amour du monde
constelle-moi de ton corps de voie lactée
même si j’ai fait de ma vie dans un plongeon
une sorte de marais, une espèce de rage noire
si je fus cabotin, concasseur de désespoir
j’ai quand même idée farouche
de t’aimer pour ta pureté
de t’aimer pour une tendresse que je n’ai pas connue

dans les giboulées d’étoiles de mon ciel
l’éclair s’épanouit dans ma chair
je passe les poings durs au vent
j’ai un cœur de mille-chevaux vapeur
j’ai un cœur comme la flamme d’une chandelle

toi tu as la tête d’abîme douce n’est-ce pas
la nuit de saule dans tes cheveux
un visage enneigé de hasards et de fruits
un regard entretenu de sources cachées
et mille chants d’insectes dans tes veines
et mille pluies de pétales dans tes caresses

tu es mon amour
ma clameur mon bramement
tu es mon amour
ma ceinture fléchée d’univers
ma danse carrée des quatre coins d’horizon
le rouet des écheveaux de mon espoir

à cause de toi
mon courage est un sapin toujours vert
et j’ai du chiendent d’achigan plein l’âme
tu es belle de tout l’avenir épargné
d’une frêle beauté
soleilleuse contre l’ombre

je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi
lentement je m’affale de tout mon long dans l’âme
je marche à toi, je titube à toi, je bois
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête

je n’ai plus de visage pour l’amour
je n’ai plus de visage pour rien de rien

parfois je m’assois par pitié de moi
j’ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus

je n’attends pas à demain je t’attends
je n’attends pas la fin du monde je t’attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie

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Fetishism Poésie

Calligraphie

The Pillow Book (1996), Peter Greenaway
Guesh Patti, La Marquise

This should be played at high volume, preferably in a residential area.

J’aime danser à ma guise
Comme une marquise
Noir en thème est ma devise
Et je me déguise

Et hop
Mouvements
Et hop
L’occident

De découvertes en surprises
J’aime qu’on courtise
L’exotique gourmandise
D’esprit qui pactise

Et hop
Mouvements
Et hop
L’incident

L’univers te baptise
Et l’on se dépayse
L’univers te baptise
Le monde sympathise

J’aime prendre aux heures exquises
Comme une marquise
L’étranger qu’on galantise
Des terres promises

Et hop
Mouvements
Et hop
L’occident

Les menuets se suffisent
Pour qu’on introduise
D’exotiques gourmandises
Que l’on poétise

Et hop
Mouvements
Et hop
L »incident

L’univers te baptise
Et l’on se dépayse
L’univers te baptise
Le monde sympathise


Jin – Extinction

Kazuaki Tanahashi – The Brush Mind.

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La vie Music Poésie

Tango

Ça revient

Danse triste tirée du nouvel album de LOU. Le seul moment. L’éloge qu’en fait Mattieu Dufour ici. Remix video par LOU avec les images d’Adrian et Amanda Costa.

Les mains
S’en laver
Le dos
Leur tourner
Les liens
S’en défaire
L’amour
Va à la mer

L’été touche à sa fin
Et ce chagrin
Toujours ça revient
Ça revient

Au port
Il faut rentrer
Au corps mort
S’amarrer
À bord
Tu disais
Même quand ça mord
Il y a un regret

L’été touche à sa fin
Et ce chagrin
Toujours ça revient
Ça revient

Enfin
Se défendre
Les mains
Dans la cendre
Tu danses
Avec elle
Mon père
Éternel

L’été touche à sa fin
Et ce chagrin
Toujours ça revient
Ça revient


Assassination Tango
Robert Duval
Luciana Pedraza

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Music Poésie

Joan of Arc

Leonard Cohen’s song, 1971

Now the flames they followed Joan of Arc
        Maintenant les flammes accompagnaient Jeanne d’Arc
as she came riding through the dark ;
        qui chevauchait à travers l’obscurité ;
no moon to keep her armour bright,
        aucune lune pour donner de l’éclat à son armure,
no man to get her through this very smoky night.
        aucun homme pour l’aider à travers la nuit enfumée.
She said, « I’m tired of the war,
        Elle dit, « Je suis lasse de cette guerre,
I want the kind of work I had before,
        je voudrais retrouver les travaux de maison,
a wedding dress or something white
        une robe de noces ou quelque chose de blanc
to wear upon my swollen appetite. »
        pour couvrir mon désir gonflé. »

Well, I’m glad to hear you talk this way,
        Eh bien je suis heureux de t’entendre parler ainsi,
you know I’ve watched you riding every day
        tu sais je t’ai observée chevauchant chaque jour,
and something in me yearns to win
        et quelque chose en moi aspire à apprivoiser
such a cold and lonesome heroine.
        cette héroïne distante et solitaire.
« And who are you? » she sternly spoke
        « Et qui donc es-tu ? » lança-t-elle sévèrement
to the one beneath the smoke.
        à l’être sous la fumée.
« Why, I’m fire, » he replied,
        « Quoi, je suis feu, » répondit-il.
« And I love your solitude, I love your pride. »
        « Et j’aime ta solitude, j’aime ta fierté. »

« Then fire, make your body cold,
        « Alors feu, fais-toi frais,
I’m going to give you mine to hold, »
        je vais t’offrir mon corps à embrasser, »
saying this she climbed inside
        disant ainsi elle grimpa à l’intérieur
to be his one, to be his only bride.
        pour être sienne, son unique épouse.
And deep into his fiery heart
       Profondément en son coeur ardent
he took the dust of Joan of Arc,
        il prit la poussière de Jeanne d’Arc,
and high above the wedding guests
        et loin au dessus des convives,
he hung the ashes of her wedding dress.
        il tint les cendres de sa robe nuptiale.

It was deep into his fiery heart
        Profondément en son cœur ardent
he took the dust of Joan of Arc,
        il prit la poussière de Jeanne d’Arc,
and then she clearly understood
        et elle comprit clairement
if he was fire, oh then she must be wood.
        s’il était feu, oh elle devait être bois.
I saw her wince, I saw her cry,
        Je la vis tressaillir, je la vis pleurer,
I saw the glory in her eye.
        je vis l’éclat dans son regard.
Myself I long for love and light,
        Moi aussi j’ai soif d’amour et de lumière,
but must it come so cruel, and oh so bright?
        mais cela doit-t-il être si cruel, et oh si vif ?

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Music Poésie

Questions for the Angels

Chanson méditative de Paul Simon interprétée avec Bill Frisell.

A pilgrim on a pilgrimage
        Un pèlerin en pèlerinage
Walked across the Brooklyn Bridge
        Traversait le pont de Brooklyn
His sneakers torn
        Les souliers déchirés
In the hour when the homeless
        À l’heure où les sans-abris
Move their cardboard blankets
        Rangent leurs couvertures de carton
And the new day is born
        Et le jour nouveau éclot

Folded in his backpack pocket
        Pliées dans la poche de son sac
The questions that he’d copied from his heart
        Les questions que son coeur lui a dictées
Who am I in this frightened world?
        Qui suis-je dans ce monde tourmenté ?
Where will I make my bed tonight
        Où ferai-je mon lit ce soir
When twilight turns to dark?
        Lorsque le crépuscule tournera au noir ?

Questions for the angels
        Questions pour les anges
Who believes in angels?
        Qui croit aux anges ?
Fools do
        Les fous
Fools and pilgrims all over the world
        Les fous et les pèlerins aux quatre coins du monde

If you shop for love in a bargain store
        Si tu cherches l’amour dans un magasin discount
And you don’t get what you bargain for
        Et que ce que tu as marchandé ne te satisfait pas
Can you get your money back?
        Peux-tu récupérer ton argent ?
If an empty train in a railroad station
        Si un train désert à la gare
Calls its final destination
        Annonce sa destination finale
Can you choose another track?
        Peux-tu choisir une autre voie ?

Will I wake up from these violent dreams1
        Vais-je m’éveiller de ces rêves violents
With my hair as white as the morning moon?
        Les cheveux blancs comme la lune du matin ?

Questions for the angels
        Questions pour les anges
Who believes in angels?
        Qui croit aux anges ?
I do
        J’y crois
Fools and pilgrims all over the world
        Des fous et des pèlerins aux quatre coins du monde

Downtown Brooklyn
        Au centre ville de Brooklyn
The pilgrim is passing a billboard
        Le pèlerin passe devant un panneau
That catches his eyes
        Qui attire son regard
It’s Jay-Z
        C’est Jay-Z
He’s got a kid on each knee
        Il tient un enfant sur chaque genou
He’s wearing clothes that he wants us to try
        Il porte des vêtements qu’il veut nous faire essayer

If every human on the planet
        Si chaque être humain sur cette terre
And all the buildings on it
        Et tous les bâtiments
Should disappear
        Disparaissaient
Would a zebra grazing in the African Savannah
        Est-ce qu’un des zèbres qui broutent la Savane Africaine
Care enough to shed one zebra tear?
        S’en soucierait assez pour verser une larme de zèbre ?

Questions for the angels
        Questions pour les anges
Questions for the angels
        Questions pour les anges