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La vie

Guifred II de Cerdagne

Guifred II comte de Cerdagne et de Confluent entreprit en 1001 de fonder l’abbaye Saint-Martin du Canigou. Sa pierre tumulaire en écriture onciale, perdue puis retrouvée dans le pavement de l’église de Casteil a été replacée dans son lieu d’origine en 2019 :

GUIFREDI COMITIS CINERES MONACHIQUE BEATI
ARTIFISQUE LOCI CONTINET ISTE LAPIS
FINE SUO IULIUS HUIC FINEM MILLE SUB ANNIS
BIS QUATER QUINIS CONTULIT ATQUE IX

Cette pierre contient les cendres du comte Guifred, saint moine et fondateur de ce lieu.
Juillet en son terme lui apporta la fin, en l’an mil plus deux fois quatre que multiplie cinq plus neuf.

On observe la créativité et la poésie du deuxième distique pour exprimer la date du décès et (avec deux fois quatre que multiplie cinq) l’emploi d’une variante du système vicésimal dont notre quatre-vingt est une survivance contemporaine. Quatre que multiplie cinq : le nombre de doigts et d’orteils que possède l’être humain, comme le souligne Alfred F. Majewicz dans .

L’inscription, perdue au temps de Bonnefoy, était gravée sur le couvercle du tombeau du comte. Une copie a été peinte sous un auvent formant enfeu, à l’extérieur de l’abbatiale, du côté nord.

References

Favreau, R., Michaud, J., Mora, B., & Labande, E.-R. (1986). Corpus des inscriptions de la France médiévale, Pyrénées-Orientales (Vol. 11). Persée - Portail des revues scientifiques en SHS. https://www.persee.fr/doc/cifm_0000-0000_1986_cat_11_1
Sivers, F. de. (1981). La Main et les doigts dans l’expression linguistique II: actes de la table ronde internationale du CNRS, Sèvres (France) 9-12 septembre 1980. Peeters Publishers.
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La vie Music

Scott Ross

Domenico Scarlatti (1685-1757), sonatas :

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La vie

RIP David

As Malcolm Harris recalls on his September 9th paper:

I met David Graeber on August 2, 2011, at the first general assembly of Occupy Wall Street. The GA was chaotic, with socialists using a microphone to try to wrangle us anarchists. We wanted something a little less hierarchical, so a handful of us got up and sat in a circle at the other side of the small Wall Street park. Graeber saw us and came over to introduce himself: “Hi, I’m David. Can I sit with you?”

Visit the Anarchist Library to find more about David Graeber’s works.

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La vie

Backpain

Ingrédients (construct your own loop)

Debout

Se mettre sur la pointe des pieds (8x)
Jambes écartées à 80 cm, oulaop trigo (8x), antitrigo (8x)
Presser le centre irradiant
Lever le genou gauche (8x), droit (8x)
Dois rond puis cambré (8x)
Dos cambré tirer à gauche (2x), à droite (2x)
Masser le centre irradiant
Jambes écartées à 100 cm, dos cambré, chercher le sol (8x)
Tendre et détendre les genoux, apprivoiser la sensation
Déplacer le centre de gravité
à la verticale des talons, de la pointe (8x)
Tremblement du vaste interne
Agripper les chevilles, plier et tendre les genoux (8x)
Apprivoiser la sensation

Sur le dos

Jambes pliées, décoller le dos (8x)

Sur les fesses

Jambes tendues, aller chercher les pieds (8x)
Jambes pliées cuisses écartées, se pencher en avant (8x)

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Friandises La vie

Shepard Fairey

By Mozilla – Mozilla, CC BY 3.0
Obey x Zumiez à l’Aérosol (high def picture here)

Counterpoint in blue: paintings by Alexandre Motte (Dinard)

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La vie Math

11n34 – not slice

Inspiring young mathematician Lisa Piccirillo

Lisa Piccirillo from University of Texas, Austin, recently published a paper in the annals of mathematics solving a long-unsolved topology problem : the Conway knot (11n34 in the Rolfsen tables) is not slice.

Quantamagazine has a nice article about it, and the paper itself is available on arxiv. Sadly the subject is too involved and I don’t have the background to understand the paper.

Following the publication, Lisa Piccirillo was offered a tenure-track position at MIT, set to begin fourteen months after the completion of her doctorate.


Also from the inspiring doctorand: a nice video where she gives her take on the nature of abstract Math. Lisa’s tentative definition: Math is asking and answering of rigorously defined interesting questions.

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La vie Poésie

La Boxeuse Amoureuse

La boxeuse amoureuse, Arthur H

Avec les corps magnifiques de Marie-Agnès Gillot et Roschdy Zem.

Regardez-la danser
Quand elle s’approche du ring
La boxeuse amoureuse
La boxeuse amoureuse

Sur ses gants dorés
Des traces de sang
De larmes et de sueur
Et de sang et de sang

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

Boum-boum, les uppercuts
Percutent son visage
Mais jamais elle ne cesse
De danser, de danser

Tomber ce n’est rien
Puisqu’elle se relève
Un sourire sur les lèvres
Un sourire sur les lèvres

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse

Elle esquive les coups
La boxeuse amoureuse
Elle absorbe tout
La boxeuse amoureuse



L’Ivresse des hauteurs
, Arthur H & Jean-Louis Trintignant

Nous sommes partis dans la forêt, là haut, où ça grimpe
Guidés dans un sentier de lumière par les oiseaux, et par le vent
On a découvert une clairière à flanc de colline, face au soleil
On s’est allongé dans l’herbe on a fermé les yeux mais juste avant de s’endormir
Elles sont apparues Des femmes, dansantes, blanches, des étincelles, vives, nombreuses,
Un enchantement manifeste, un délire certain

Je respirais l’ambre de leur parfum, je ne pouvais pas les toucher
On ne pouvait pas non plus leur faire l’amour, même si on en avait très envie
On les regardait tournoyer autour de nous
On avait comme perdu la raison
Pourtant on avait rien bu
Peut-être l’ivresse des hauteurs
Le vertige du printemps

Tu savais que beaucoup de femmes ont une âme de guérisseuse
Elles ont posé les mains sur nous
On a tout de suite senti une chaleur se répandre dans tout le corps
Un courant d’énergie pure agissait à l’intérieur
Ce qui était tordu de redressait
Ce qui était obscurci s’éclaircissait
Ce qui était cadenassé se déverrouillait

Après, tout a changé
On était vifs, légers, ouverts, lumineux
Alors, elles ont commencé à nous parler
C’était en quelque sorte toutes les femmes qu’on avait aimées
Mère, fille, amante, légitime, illégitime, sœur, amie, grand-mère, arrière grand-mère
C’était l’heure des secrets, des solitudes, des abandons
Regrets, absences, trahisons
Mais aussi des joies, des fous rires, des extases et de l’amour absolu

Après cette confession étrange
Le silence nous a pris
On était abasourdi, détruit
Mais aussi soulagé, neuf, vivant, solide, limpide
C’était l’heure de partir
La nuit tombe vite et on avait un peu de marche
On a embrassé virtuellement
Toutes nos femmes merveilleuses
L’atmosphère était saturée de plaisir
Elles ont virevolté une dernière fois autour de nous
Et elles ont disparu

On est rentré d’un bon pas avec cette joie féroce dans le ventre
Une envie de tout dévorer
Fallait pas nous chercher

Arrivés au village les gens nous ont souri
Ca leur faisait du bien de voir deux gars redescendre de la montage complètement illuminés
On s’est regardé, on a rigolé doucement et sans dire un mot
On est parti chacun de notre côté
Il y avait tout à faire, à rêver, à construire
Mais maintenant c’était plus facile
Elles étaient là avec nous.


La marche à l’amour, D. Mille, J.-L. Trintignan, G. Miron

Tu as les yeux pers des champs de rosée
tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière
la douceur du fond des brises au mois de mai
dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif

moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir
la tête en bas comme un bison dans son destin
la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou
pour la conjuration de mes manitous maléfiques

avec cette tache errante de chevreuil que tu as
tu viendras toute ensoleillée d’existence
la bouche envahie par la fraîcheur des herbes
le corps mûri par les jardins oubliés
où tes seins sont devenus des envoûtements

tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras
où tu changes comme les saisons

je te prendrai marcheur d’haleine
à bouts de misère et à bout de démesures
je veux te faire aimer la vie
je finirai bien par te rencontrer quelque part
bon dieu !

et contre tout ce qui m’est absent et douloureux
par le mince regard qui me reste au fond du froid
j’affirme ô mon amour que tu existes

nouveau venu de l’amour du monde
constelle-moi de ton corps de voie lactée
même si j’ai fait de ma vie dans un plongeon
une sorte de marais, une espèce de rage noire
si je fus cabotin, concasseur de désespoir
j’ai quand même idée farouche
de t’aimer pour ta pureté
de t’aimer pour une tendresse que je n’ai pas connue

dans les giboulées d’étoiles de mon ciel
l’éclair s’épanouit dans ma chair
je passe les poings durs au vent
j’ai un cœur de mille-chevaux vapeur
j’ai un cœur comme la flamme d’une chandelle

toi tu as la tête d’abîme douce n’est-ce pas
la nuit de saule dans tes cheveux
un visage enneigé de hasards et de fruits
un regard entretenu de sources cachées
et mille chants d’insectes dans tes veines
et mille pluies de pétales dans tes caresses

tu es mon amour
ma clameur mon bramement
tu es mon amour
ma ceinture fléchée d’univers
ma danse carrée des quatre coins d’horizon
le rouet des écheveaux de mon espoir

à cause de toi
mon courage est un sapin toujours vert
et j’ai du chiendent d’achigan plein l’âme
tu es belle de tout l’avenir épargné
d’une frêle beauté
soleilleuse contre l’ombre

je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi
lentement je m’affale de tout mon long dans l’âme
je marche à toi, je titube à toi, je bois
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête

je n’ai plus de visage pour l’amour
je n’ai plus de visage pour rien de rien

parfois je m’assois par pitié de moi
j’ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus

je n’attends pas à demain je t’attends
je n’attends pas la fin du monde je t’attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie

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La vie Music Poésie

Tango

Ça revient

Danse triste tirée du nouvel album de LOU. Le seul moment. L’éloge qu’en fait Mattieu Dufour ici. Remix video par LOU avec les images d’Adrian et Amanda Costa.

Les mains
S’en laver
Le dos
Leur tourner
Les liens
S’en défaire
L’amour
Va à la mer

L’été touche à sa fin
Et ce chagrin
Toujours ça revient
Ça revient

Au port
Il faut rentrer
Au corps mort
S’amarrer
À bord
Tu disais
Même quand ça mord
Il y a un regret

L’été touche à sa fin
Et ce chagrin
Toujours ça revient
Ça revient

Enfin
Se défendre
Les mains
Dans la cendre
Tu danses
Avec elle
Mon père
Éternel

L’été touche à sa fin
Et ce chagrin
Toujours ça revient
Ça revient


Assassination Tango
Robert Duval
Luciana Pedraza

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La vie

Mapping out a Path

David Hockney, Path Through Wheat Field, July 2005

I’m much more judgmental these days. Finishing a song is more satisfying now because I’m grateful, whereas when I was 28, I expected it. Now if I find something to say, and I say it in a way that I think is artful and true, I’m relieved I wasn’t frustrated or stymied. When I was younger, I just said whatever I had to say. I ask myself now: Do I deeply believe that? Will anybody get it? Am I just talking to myself? You have to put that aside because it’s not very helpful. […]

I’m trying to be as honest as I can expressing myself musically and lyrically, editing out what might be considered obscure but not trying to oversimplify or be condescending. And then I have to let go, even if I don’t immediately understand the words. What I meant eventually reveals itself. You can be too familiar with the process, which I’ve been doing since I was 15. Sometimes, instead of manipulating the craft, you have to just be the vessel through which some sort of inspiration will flow. With this record, it took me a while to map out a path.

— Paul Simon [/efn_note]Edna Gundersen, June 19th, 2006, Simon says new album is truly a ‘Surprise’.1

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La vie

Catalogne

Dimanche

Lundi

Mardi

  • Pluie
  • Librairie Torcatis, la Cafetière, etc.
  • Barbecue

Mercredi

Jeudi

  • Maison de Salvador Dali : 2 heures de route
  • ou bien baptême de plongée à Port Vendres (à confirmer)

Vendredi

  • Départ 7h30
  • Déjeuner à Collioure
  • Chemin des douaniers