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Poésie Rouge

La piccola stalla

Poème impudique adapté de l’italien1.

La Petite Étable

Chaque jour sur toi je veille
Tu es ma fierté

Le domaine est comme tu me l’avais demandé
Avec tes deux grands yeux ton silence de bête
Rompu par un long souffle et un mugissement

Tu me rassasies

Du reste la mienne est une petite étable
Je ne t’ai pas choisie parmi les autres bêtes
Pour fonder une ferme
Je te tire le lait
À toi seule mon amour seule goutte chacune

Plus précieuse que l’or

Ma joie quand je te sens si belle et vigoureuse
Ta joie lorsque tu sens mes expertes caresses

Ces satisfactions

Récompensent la peine de t’avoir élevée
Je te guide à l’alpage les jours ensoleillés
Ces étendues ces heures pour nous uniquement

Miennes et Tiennes

Ivre de volupté tu les voudrais toujours
Et ces exhalaisons je sais tu les adores
Tu voudrais les humer de ton doux mufle encore
Mais les années ma chère commencent à te marquer
Et il est mon devoir de brider tes ardeurs
Bref je dois m’assurer que jamais tu ne sois
Au retour à l’étable ou cuite ou épuisée

Pour ta si fière allure en fin de compte encore
Rends grâce aussi à ton affectueux mari
Chance que je t’aie épousée Federica
Adorable génisse n’aurais tu été mienne
Au propre au figuré gare à la boucherie

— Halo-in-reverse, FL

  1. Ogni giorno ti guardo

    Sei il mio orgoglio
    Questa tenuta è come se me l’avessi chiesta tu
    Con quegli occhioni, quel tuo silenzio
    Interrotto da un muggito e uno sbuffo
    Tu mi basti
    Del resto la mia è una piccola stalla
    Non ti ho scelta fra le altre del bestiame
    Per metter su un’impresa
    Ti mungo con amore, mungo solo te
    Per me una goccia del tuo latte
    E’ preziosa più dell’oro
    La gioia che ho quando ti sento così bella e sana
    La gioia che hai quando avverti le mie mani esperte
    Sono queste le soddisfazioni
    Che ripagano la fatica di averti cresciuta
    Ti porto al pascolo, nei giorni di sole
    E quegli spazi quei momenti sono tutti nostri
    Miei e tuoi
    Sei sempre felice e non vorresti mai fermarti
    Gli odori della natura, lo so, ti piacciono
    E non smetteresti mai di annusarli col tuo musino dolce
    Ma cominci ad avere una certa età, cara mia
    Ed è mio dovere limitare i tuoi slanci inopportuni
    Tocca a me, insomma, fare in modo
    Che al rientro in stalla tu non sia cotta, esausta
    In fin dei conti se sei ancora così in forma
    il merito è anche del tuo maritino affettuoso.
    Meno male che ti ho sposata, Federica
    Se non fossi stata la mia vacca
    sarebbe stato, in tutti i sensi, un macello.

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